Les actualités

Du 2018-01-30 au 2018-02-14

Naissance de Délia 4 février

Je revois ce jour de prédilection dans le coeur de Dieu, le jour de la naissance de la fondatrice des Soeurs missionnaires de l'Immaculée-Conception, la Vénérable Délia Tétreault. Je vois le Seigneur discuter avec sa mère sur l'endroit le plus approprié pour sa naissance.

D'abord il fallait que celle qui deviendrait par la suite une ardente apôtre de la mère du Seigneur, naquît, comme il se devait, dans un village dédié à la mère de Dieu. Le Seigneur et sa mère s'entendirent sur ce lieu. En plus, fit sans doute remarquer la Vierge Marie, Marieville est située non loin de Montréal, autrefois appelé Ville-Marie en son honneur.

Tout au long de cette journée du quatre février 1865, il était tombé une neige douce et molle sur Marieville. Une neige duveteuse et légère miroitant en petits flocons étoilés enveloppait la campagne d'une toison immaculée qui scintillait des derniers reflets du soleil.

C'est dans cette atmosphère liliale que Célina Ponton, épouse d'Alexis Tétreault, mit au monde ce soir-là ses jumeaux: un robuste petit garçon, Roch, apparemment aussi solide que son prénom et une chétive petite fille qui semblait plutôt prédestinée à une mort prématurée.

La mère, épuisée par ce pénible accouchement, gardait cependant toute sa lucidité. Déjà, on parlait du baptême dans la pièce d'à côté. À l'époque, on ne tardait pas à faire baptiser les enfants. On parlait de l'oncle Jean Alix, époux de sa soeur Julie, homme tout désigné comme parrain du vaillant petit garçon. À l'aise financièrement, il pourrait, éventuellement, prendre en charge le petit si un malheur se produisait...

Les plans de Dieu passent forcément par les humains et peuvent parfois paraître déroutants à leurs yeux. C'est ainsi que la mère crut bon d'intervenir et manifesta son intention de donner plutôt l'oncle Alix comme parrain à la petite qui, à son avis, en aurait plus besoin. Tous s'inclinèrent devant les désirs de la mourante pour ne pas la contrarier

Du 2018-01-16 au 2018-01-31

Semaine de l'Unité

Thème de la semaine pour l'Unité Chrétienne 2018

« Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur »

Comme si nous avions traversé la mer Rouge…

Texte biblique de référence : Ex 15,1-21

Les Églises des Caraïbes nous invitent à prier pour l’unité avec un thème issu du cantique de Moïse et Myriam en Ex 15,1-21 : « Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur ». Ce chant de louange célèbre la libération de l’esclavage en Égypte et la victoire de la main de Dieu sur les ennemis des Hébreux. Augustin voyait dans le passage de la mer Rouge une figure du baptême et dans la mort des Égyptiens la destruction des péchés. Nous avons été libérés « comme si nous avions traversé la mer Rouge », écrit-il. Ce récit et ce cantique sont toujours utilisés dans le culte juif comme dans la liturgie chrétienne de nos Églises.

Les chrétiens des différentes Confessions présentes dans les Caraïbes, marqués par leur passé colonial, voient la main de Dieu active dans la fin de l’esclavage qui a marqué leur histoire. Christ, par sa mort sur la Croix, nous a libérés des chaînes du péché. Cependant, de nouvelles formes d’esclavage moderne et d’addictions de toutes sortes menacent d’asservir à nouveau les êtres humains créés à l’image de Dieu partout dans le monde. Qui brisera ces chaînes ? Qui dénouera ces liens de servitude ?

La main de Dieu qui a libéré son peuple de l’esclavage, qui donnait espérance et courage aux Hébreux, continue d’apporter espérance et courage aux chrétiens des Caraïbes. Les Églises témoignent de cette espérance commune en travaillant ensemble, en particulier auprès des plus pauvres et des personnes rejetées par la société. Cette expérience de l’action de salut de Dieu, passage de l’esclavage à la liberté, construit le peuple de Dieu, unit tous les chrétiens au Christ et entre eux. Nous sommes reliés par les nouveaux liens de l’amour et de la communion dans l’unique Corps du Christ. Invoquant l’Esprit de liberté, en cette Semaine de prière pour l’unité chrétienne, nous nous tournons vers le Père : Père, unis-nous tous, fais de nous des signes de libération et de réconciliation de la famille humaine dans le Christ. Des chrétiens divisés ne peuvent pas être ces signes !

                                                                                                  

Nous te louons, Jésus Christ, pour nous avoir réconciliés avec Dieu et entre nous par ta mort et ta résurrection, et pour nous avoir enseigné à respecter la dignité et la valeur de toute personne humaine.

Nous te remercions de ta présence en nos vies quotidiennes, et de l’appel que tu nous adresses à être solidaires de ceux dont la dignité est brisée par des structures politiques, sociales et économiques.

Apprends-nous à célébrer l’espérance de parvenir à dépasser, en toi, tout le mal de notre monde.

Qu’il est bon et doux de vivre ensemble en frères et soeurs dans l’unité !

 

 Nous te louons, Esprit Saint, pour nous avoir fait le don de dépendre les uns des autres et d’être mutuellement solidaires, ce don qui constitue notre héritage de peuples et d’Églises.

Apprends-nous à préserver les liens d’unité dont nous jouissons quand nous te supplions de rester avec nous. Inspire-nous le chemin vers la pleine unité visible à la fois entre nous et avec tous les peuples et mouvements impliqués dans des luttes de survie.

Qu’il est bon et doux de vivre ensemble en frères et soeurs dans l’unité !