Les actualités

Du 2018-05-31 au 2018-08-31

Cerro Rico

Les fous de la mine

À l’entrée de la mine se trouve El Tio (une statuette représentant le seigneur de la mine). Après lui avoir offert cigarettes ou alcool, on entre en marchant courbé car le plafond est bas. Si vous ne portez pas de casque de sécurité, gare à votre tête ! La mine est trouée d’innombrables ouvertures et certaines ne sont guère plus grandes qu’un trou d’homme. Toute la journée, les hommes grimperont dans des échelles pour transporter de la pierraille chargée dans de lourds sacs de corde. Les dangers reliés au dynamitage sont bien présents. D’ailleurs, on pouvait voir partout dans la ville des étals de bâtons de dynamite et des poches de jute contenant des feuilles de coca, le Tylenol des habitants.

Mais alors pourquoi faire ce métier de taupe, de rat ? Pour faire vivre sa famille. Aussi par fatalisme et résignation : mon grand-père était mineur, mon père était mineur et je le suis aussi.

Il fait très sombre dans une mine. Pourtant, à la lumière de ma lampe, je voyais briller les minuscules poussières de minerai encore prisonnières dans le roc. Il n’y a pas de vie dans cet univers minéral, pas même une souris, m’a dit mon guide, car elle n’aurait rien à manger. Les hommes non plus ne mangent pas beaucoup car il est impossible d’apporter un lunch, la poussière s’infiltrerait partout et le gâcherait. Alors on mâche des feuilles de coca. Pour tenir.

Vie de famille

Quand les mineurs remontent, que ce soit le quart de jour ou de nuit qui vient de se terminer, ils doivent dormir. Comme la plupart habitent dans des maisons à une seule pièce, la cohabitation n’est pas facile. Les enfants doivent aller dehors pour ne pas faire de bruit et les femmes doivent s’organiser pour laver les vêtements dans des conditions très rudimentaires et les faire sécher.

Malgré l’extrême dureté de leur vie, les habitants sont toujours croyants. Toutefois, leurs croyances sont teintées de syncrétisme, un mélange de catholicisme et de dieux anciens. Les habitants continuent de célébrer leurs anciennes divinités et y sont très attachés.

De retour au pays, on est animé d’un sentiment d’injustice et d’impuissance et on ressent une plus grande sensibilisation face aux conditions de vie de ces peuples. Ce type de voyage suscite une réflexion et on en conclut que nous avons tous un devoir de mémoire à l’égard de ces tragédies oubliées.

Suzanne Lachapelle

Du 2018-05-15 au 2018-05-31

Profession religieuse en Afrique

Comme nous célébrons la fête de l’Immaculée-Conception, c’est un privilège de célébrer en même temps la première profession de nos deux novices dans la nouvelle chapelle de Marie Immaculée.  Celle-ci se remplit peu à peu de personnes venues assister à la cérémonie.  La messe est présidée par Mgr Benjamin Phiri, évêque auxiliaire du diocèse de Chipata.  Dans son homélie, il explique comment les religieux/religieuses doivent vivre les conseils évangéliques afin de suivre Jésus de plus près.  Il dit à l’assemblée que l’admission de candidates à la vie religieuse est un don à l’Institut ainsi qu’à l’Église.  Après la communion, les autres MIC présentes renouvellent leurs vœux comme c’est la coutume en cette fête de l’Immaculée Conception.

Après la messe, tous se rendent à la salle à manger de notre Centre de Développement pour un excellent repas. La cérémonie se termine par une bénédiction finale de Mgr Benjamin Phiri.

                                                                                                     Chipata Zambie