Les actualités

Du 2018-06-12 au 2018-06-27

Travail de groupes

Du 2018-06-07 au 2018-06-27

Conseil d'Institut

Puis 3 jours pleins ont été nécessaires pour l’appropriation de nos Constitutions et de notre Code révisés. Bravo pour l’excellent travail réalisé par les membres de la Commission.

Une journée de réflexion sur la Mission à partir du document « La joie de l’Évangile » fut guidée par M. Bertrand Roy p.m.e.

Une bonne information sur les activités du bureau de la Cause Délia Tétreault ainsi que sur les projets actuels et futurs de la Presse Missionnaire a su stimuler notre intérêt et notre participation.

Plus nous avançons, plus nous nous apercevons comment tous les thèmes étudiés durant ce Conseil d’Institut sont liés entre eux.  Nous allons vers un point unificateur à l’exemple du Projet Mobilisateur qui fut central dans chacune des provinces-régions

Merci de continuer de prier l’Esprit de nous guider dans cette démarche.

Après avoir réfléchi sur les buts et les mandats du Conseil d’Institut,

nous nous sommes tournées vers Marie de la Visitation. 

Sr Lorraine Caza, cnd nous a accompagnées dans cette démarche

Partage sur la formation

Partage amical

Rencontre sur la révision de nos Constitutions

Nos secrétaires d'assemblée

Du 2018-05-31 au 2018-08-31

Cerro Rico

Les fous de la mine

À l’entrée de la mine se trouve El Tio (une statuette représentant le seigneur de la mine). Après lui avoir offert cigarettes ou alcool, on entre en marchant courbé car le plafond est bas. Si vous ne portez pas de casque de sécurité, gare à votre tête ! La mine est trouée d’innombrables ouvertures et certaines ne sont guère plus grandes qu’un trou d’homme. Toute la journée, les hommes grimperont dans des échelles pour transporter de la pierraille chargée dans de lourds sacs de corde. Les dangers reliés au dynamitage sont bien présents. D’ailleurs, on pouvait voir partout dans la ville des étals de bâtons de dynamite et des poches de jute contenant des feuilles de coca, le Tylenol des habitants.

Mais alors pourquoi faire ce métier de taupe, de rat ? Pour faire vivre sa famille. Aussi par fatalisme et résignation : mon grand-père était mineur, mon père était mineur et je le suis aussi.

Il fait très sombre dans une mine. Pourtant, à la lumière de ma lampe, je voyais briller les minuscules poussières de minerai encore prisonnières dans le roc. Il n’y a pas de vie dans cet univers minéral, pas même une souris, m’a dit mon guide, car elle n’aurait rien à manger. Les hommes non plus ne mangent pas beaucoup car il est impossible d’apporter un lunch, la poussière s’infiltrerait partout et le gâcherait. Alors on mâche des feuilles de coca. Pour tenir.

Vie de famille

Quand les mineurs remontent, que ce soit le quart de jour ou de nuit qui vient de se terminer, ils doivent dormir. Comme la plupart habitent dans des maisons à une seule pièce, la cohabitation n’est pas facile. Les enfants doivent aller dehors pour ne pas faire de bruit et les femmes doivent s’organiser pour laver les vêtements dans des conditions très rudimentaires et les faire sécher.

Malgré l’extrême dureté de leur vie, les habitants sont toujours croyants. Toutefois, leurs croyances sont teintées de syncrétisme, un mélange de catholicisme et de dieux anciens. Les habitants continuent de célébrer leurs anciennes divinités et y sont très attachés.

De retour au pays, on est animé d’un sentiment d’injustice et d’impuissance et on ressent une plus grande sensibilisation face aux conditions de vie de ces peuples. Ce type de voyage suscite une réflexion et on en conclut que nous avons tous un devoir de mémoire à l’égard de ces tragédies oubliées.

Suzanne Lachapelle