Les actualités

Du 2018-06-28 au 2018-07-27

Oser des rencontres

Oser se rendre à Sichou où les MIC ont vécu un court séjour entre les années 1934-48. Notre maison est présentement la résidence des sœurs du diocèse de Sichou, la Cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus ou Mgr. Georges Martin et Philippe Coté, sj ont demeuré. Aussi, l’École St- Louis-de- Gonzague est encore là, bien active et les trois bâtiments sont considérés comme patrimoine.

Dans le diocèse de Nanjing, Jiangsu, se trouve laCathédrale bâtie par les Jésuites et où ont séjourné Matteo Ricci et Hsu Kuangxi entre  1595-98.  Elle témoigne de la route de l’évangélisation catholique vers la capitale Beijing, dynastie Ming (1368-1644). Dans une maison pastorale, il y a 50 laïcs qui suivent trois jours de sessions pour approfondir les enjeux dans La Joie de l’amour (Pape François, 2017).   Il y a deux réflexions principales : être humain comme être relationnel (Anthropologie Chrétienne) et éducation à la conscience (grâce  Divine) pour mieux vivre l’amour véritable et choisir ce qui plaît à Dieu dans nos relations interpersonnelles.

Taiyuan , Shanxi , Centre de Formation religieuse Chinoise. ( 2 ans ) Sr. Celia Chua est une des fondatrices de ce centre ( 2006 à aujourd’hui).  Elle donne un cours sur L’Anthropologie Chrétienne, sur la culture chinoise et l’introduction à l’Étude Mariale. Les participantes  viennent des 39 congrégations venant de toute la Chine.

3   Guangzhou ( Canton) avec la Sup Gén..S. Lee, Theresa

avec les etudiantes , Taiyuan

Du 2018-05-31 au 2018-08-31

Cerro Rico

Les fous de la mine

À l’entrée de la mine se trouve El Tio (une statuette représentant le seigneur de la mine). Après lui avoir offert cigarettes ou alcool, on entre en marchant courbé car le plafond est bas. Si vous ne portez pas de casque de sécurité, gare à votre tête ! La mine est trouée d’innombrables ouvertures et certaines ne sont guère plus grandes qu’un trou d’homme. Toute la journée, les hommes grimperont dans des échelles pour transporter de la pierraille chargée dans de lourds sacs de corde. Les dangers reliés au dynamitage sont bien présents. D’ailleurs, on pouvait voir partout dans la ville des étals de bâtons de dynamite et des poches de jute contenant des feuilles de coca, le Tylenol des habitants.

Mais alors pourquoi faire ce métier de taupe, de rat ? Pour faire vivre sa famille. Aussi par fatalisme et résignation : mon grand-père était mineur, mon père était mineur et je le suis aussi.

Il fait très sombre dans une mine. Pourtant, à la lumière de ma lampe, je voyais briller les minuscules poussières de minerai encore prisonnières dans le roc. Il n’y a pas de vie dans cet univers minéral, pas même une souris, m’a dit mon guide, car elle n’aurait rien à manger. Les hommes non plus ne mangent pas beaucoup car il est impossible d’apporter un lunch, la poussière s’infiltrerait partout et le gâcherait. Alors on mâche des feuilles de coca. Pour tenir.

Vie de famille

Quand les mineurs remontent, que ce soit le quart de jour ou de nuit qui vient de se terminer, ils doivent dormir. Comme la plupart habitent dans des maisons à une seule pièce, la cohabitation n’est pas facile. Les enfants doivent aller dehors pour ne pas faire de bruit et les femmes doivent s’organiser pour laver les vêtements dans des conditions très rudimentaires et les faire sécher.

Malgré l’extrême dureté de leur vie, les habitants sont toujours croyants. Toutefois, leurs croyances sont teintées de syncrétisme, un mélange de catholicisme et de dieux anciens. Les habitants continuent de célébrer leurs anciennes divinités et y sont très attachés.

De retour au pays, on est animé d’un sentiment d’injustice et d’impuissance et on ressent une plus grande sensibilisation face aux conditions de vie de ces peuples. Ce type de voyage suscite une réflexion et on en conclut que nous avons tous un devoir de mémoire à l’égard de ces tragédies oubliées.

Suzanne Lachapelle