Les actualités

Du 2018-08-15 au 2018-09-27

Minuit moins une pour la planète

Ce ne sont pas seulement les grandes puissances qui doivent agir. En tant que citoyens de ce monde, rester les bras croisés et ne rien faire, c’est être complice de ce crime éhonté et irréversible que nous sommes en train de commettre. On ne le répétera jamais assez : chaque petit geste compte. Bien sûr, il faut recycler, composter, réduire notre dépendance aux sources d’énergie fossile, consommer des produits locaux, manger moins de viande, éviter de gaspiller l’eau chaude et l’électricité, etc. Tous ces petits gestes nous  rapprochent de ce but commun qu’est de préserver notre terre, certes, mais ils ne suffiront pas à atténuer ces changements climatiques s’ils ne sont pas accompagnés d’efforts quotidiens de sensibilisation et de rationalisation.

Chaque choix que nous faisons : l’achat de vêtements, les magasins que l’on fréquente, les produits que nous utilisons, les marques que nous achetons, etc., sont des décisions qui soutiennent les pratiques de certaines entreprises. Donc, acheter, c’est voter. Chaque personne convaincue représente des dizaines, voire des centaines de votes qui penchent dans une même direction. Qu’on soit au travail, à l’école ou chez soi, chaque personne sensibilisée, chaque geste posé par des gens qui ont la cause de l’écologie à coeur, représentent des pas de géant vers des sociétés plus conscientes de leur environnement, de la fragilité de ce dernier, mais également de l’importance de l’équilibre environnemental et de sa préservation. Dans notre intérêt et dans celui de tous.

 

HERITAGE

Un héritage sacré, notre Planète Bleue. Un cadeau du ciel que nous devons préserver. Pour y arriver, il n’y a pas de solution miracle. Il faut vaincre l’égoïsme, l’individualisme et l’attentisme chronique qui caractérisent nos façons de penser et nos manières de faire afin de favoriser l’entraide, la conscience et l’amour du monde qui nous entoure. À la base, il s’agit en fait d’une question d’amour. Aimons-nous assez cette planète pour arrêter de la détruire ? Aimons-nous assez la nature pour ne pas lui causer des torts irréparables ? Aimons-nous assez nos enfants et notre future descendance pour leur laisser un monde dans lequel il fait bon vivre ?

AIMONS-NOUS LES UNS LES AUTRES.

Agissons. Maintenant.

Emilien Roscanu

Du 2018-07-27 au 2018-08-31

Ce matin

Du 2018-05-31 au 2018-08-31

Cerro Rico

Les fous de la mine

À l’entrée de la mine se trouve El Tio (une statuette représentant le seigneur de la mine). Après lui avoir offert cigarettes ou alcool, on entre en marchant courbé car le plafond est bas. Si vous ne portez pas de casque de sécurité, gare à votre tête ! La mine est trouée d’innombrables ouvertures et certaines ne sont guère plus grandes qu’un trou d’homme. Toute la journée, les hommes grimperont dans des échelles pour transporter de la pierraille chargée dans de lourds sacs de corde. Les dangers reliés au dynamitage sont bien présents. D’ailleurs, on pouvait voir partout dans la ville des étals de bâtons de dynamite et des poches de jute contenant des feuilles de coca, le Tylenol des habitants.

Mais alors pourquoi faire ce métier de taupe, de rat ? Pour faire vivre sa famille. Aussi par fatalisme et résignation : mon grand-père était mineur, mon père était mineur et je le suis aussi.

Il fait très sombre dans une mine. Pourtant, à la lumière de ma lampe, je voyais briller les minuscules poussières de minerai encore prisonnières dans le roc. Il n’y a pas de vie dans cet univers minéral, pas même une souris, m’a dit mon guide, car elle n’aurait rien à manger. Les hommes non plus ne mangent pas beaucoup car il est impossible d’apporter un lunch, la poussière s’infiltrerait partout et le gâcherait. Alors on mâche des feuilles de coca. Pour tenir.

Vie de famille

Quand les mineurs remontent, que ce soit le quart de jour ou de nuit qui vient de se terminer, ils doivent dormir. Comme la plupart habitent dans des maisons à une seule pièce, la cohabitation n’est pas facile. Les enfants doivent aller dehors pour ne pas faire de bruit et les femmes doivent s’organiser pour laver les vêtements dans des conditions très rudimentaires et les faire sécher.

Malgré l’extrême dureté de leur vie, les habitants sont toujours croyants. Toutefois, leurs croyances sont teintées de syncrétisme, un mélange de catholicisme et de dieux anciens. Les habitants continuent de célébrer leurs anciennes divinités et y sont très attachés.

De retour au pays, on est animé d’un sentiment d’injustice et d’impuissance et on ressent une plus grande sensibilisation face aux conditions de vie de ces peuples. Ce type de voyage suscite une réflexion et on en conclut que nous avons tous un devoir de mémoire à l’égard de ces tragédies oubliées.

Suzanne Lachapelle