Les actualités

Du 2018-12-01 au 2018-12-09

Avent premier diamnche

"Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment".

Nous entrons dans le temps de l’Avent comme avènement, comme venue, comme arrivée ! Veillez, dit Jésus par quatre fois, il nous invite à la vigilance. Notre vie chrétienne est sous le signe de sa venue : "Marana tha !" Viens Seigneur Jésus ! A Noël il vient, mais avec sa Passion, il nous a promis de revenir en gloire, un jour qui sera la fin des temps. Alors il essuiera toute larme et rassemblera dans l’unité l’humanité de tous les temps. Nous sommes des êtres de désir, quelqu’un va arriver, et il nous faut être prêt. Il avait fallu des générations pour qu’une jeune fille, au sein du Peuple d’Israël, puisse offrir à Dieu l’espace de pauvreté, d’amour et de foi où il puisse s’incarner. Il y a un écart incommensurable entre "ce qui était attendu de l’homme," et ce que Dieu a réalisé : Lui-même est venu comme un homme. Il a fallu que l’humanité, dans la vierge Marie, se prépare, ouvre son cœur à Dieu. Cependant, ce n’est pas l’effort de l’homme qui fait naître Dieu dans le sein de Marie. L’homme ne peut que s’ouvrir à l’accueil inouï de Dieu. A Noël, il sera capable de faire émerger une réalité bonne et nouvelle au sein d’une humanité pagailleuse et surprise. Cet accomplissement sera sans proportion avec ce qu’aura fait l’homme pour s’y préparer. Dieu fera toute chose nouvelle. Mais le délai, le temps qui nous est donné dit que quelque chose qui doit s’accomplir par les hommes pour que puisse advenir enfin la fin heureuse et glorieuse.

Du 2018-11-23 au 2018-12-10

Vierge pèlerine

Visite de la Vierge pèlerine à notre maison de Pont-Viau

  • L’accueillir chez soi, c’est revivre ce mystère de la Visitation : la Vierge Marie se rend ainsi chez nous en servante du Seigneur ; nous rendrons grâce pour sa foi et nous lui demanderons par sa visitation de l’accueillir plus profondément en nos vies,  lui confiant notre foi et nos familles.

Du 2018-10-28 au 2018-12-02

Et toi, quel est ton chant ?

  ACCUEIL est mon deuxième chant…

 Qui n’a pas expérimenté ce jaillissement de vie en soi, en se promenant dans les sous-bois n’ayant pas assez   d’yeux pour admirer mes beautés par milliers, pour cueillir ces fruits sauvages que livrent en abondance entre autres le noisetier et le hêtre ? Qui ne va pas en famille ou en groupes organisés à la récolte des pommes ? C’est un appel que je fais entendre immanquablement année après année.

 Voilà. Vous êtes invités à accueillir toute cette vie dont l’été a assuré la croissance. C’est votre réponse la plus adéquate aux dons si riches de notre terroir québécois. Ça me réjouit beaucoup.

  Novembre dit :

 Action de grâces est mon unique chant

 Moi, j’apparais à la suite de la plus colorée des saisons. J’ai à me faire pardonner mon cortège de ce qui, au premier abord, semble tout briser de ce qui était vie. Et pourtant... pour peu que l’on prête une voix à la nature, elle nous dirait sans regret : voyez plus en profondeur... jamais une vie plus en croissance se cache au secret de ce qui semble mourir. Theilhard de Chardin le saisissait bien lui pour qui la terre dans tous ses éléments lui faisait célébrer sa MESSE SUR LE MONDE.

Quand vers 16 h 00 descend lentement sur notre coin de pays ce que l’on appelle couramment la noirceur, n’est-ce pas plutôt une invitation à recueillir en soi les clartés de la journée pour les regarder sous un nouvel éclairage ? Ne sommes-nous pas alors invités à recueillir les données du jour qui reviendra demain pour en décortiquer ce qu’il a comporté de vie et en réaliser son abondance. Qui dit pénombre, pourrait dire aussi, recueillement, adoration, abandon de ce qui fut, de ce qui est et accueil de ce qui viendra. Semence assurée même si invisible... croissance assurée même si invisible !

Voilà, c’est ma richesse... Elle est unique au monde. Et j’en rends grâce.

Décembre dit :

ACTION DE GRÂ CES est aussi mon premier chant...

Ah ! La première neige ! Enfin ! Un peu de lumière... de cette lumière délicatement blanche et si tendrement fragile... Va-t-elle rester demandera-t-on ? Et fébrilement, déjà s’agitent les enfants... C’est l’hiver ! C’est mon premier cadeau à la terre. Mais pour les adultes, en général, il en est tout autrement. Ils connaissent les exigences de cette mystérieuse saison et ils se prennent à rêver au printemps.

Mais qu’est-ce qui pourrait bien se cacher sous mon immense manteau blanc ? Cet écran à perte de vue ne couvrirait-il pas lui aussi une vie en croissance ? Ici également, Benoît Lacroix vient nous aider à voir : Essayons de connaître ensemble cette « blanche passion de nos grands hivers ». À travers les longs espaces en blanc quand « à la Chandeleur la neige est à sa hauteur », aux prises avec les rafales et nos tempêtes, célébrons la toute-puissance de l’espérance avec tous ceux qui déneigent, creusent des sentiers, ouvrent les entrées des maisons et des portiques, sans oublier, bien sûr, les patins, les skis, les raquettes, les traîneaux et les sleighs 2. Ne pourrait-on pas rendre grâce aussi pour les déneigeuses... les camions à neige... C’est une manne pour ces ouvriers... Et un soulagement pour tous les voyageurs qui ont à se rendre au travail à toute heure du jour et de la nuit. Quelle complémentarité de services au coeur de cette bien longue saison ! J’y pense quand il neige. Quel motif de rendre grâce !

ACTION DE GRÂ CES demeure mon deuxième chant

Oui, pendant que la lumière continue de baisser au fil des heures du jour, une autre Lumière lentement envahit nos ténèbres pour les dissiper totalement en cette NUIT bénie de NOËL. Je suis le mois le plus missionnaire qui soit... Un Sauveur nous est donné et j’en favorise la célébration. L’Envoyé du Père vient demeurer chez nous. Sous l’écran d’un bébé né lors d’un déplacement purement politique, un recensement, la VIE apparaît, est annoncée par des anges, accueillie par des bergers et reconnue dans une mangeoire, symbole de sa vie donnée : Prenez et mangez... c’est mon corps.

Vous comprenez donc, vous qui me lisez, que je suis le mois le plus important de votre agenda. Pour peu évidemment que votre coeur en découvre l’Essentiel, l’Emmanuel, Dieu-parmi-nous. Vous comprendrez aussi pourquoi l’action de grâces ne peut être que mon seul chant de louange, d’exultation.

Après avoir entendu ces derniers mois de l’année nous exprimer chacun, à partir de ses réalités, leur fierté de leurs richesses respectives, et nous inviter à les saisir du dedans, comment ne pas entrer ensemble dans un grand concert d’Action de grâces en repassant dans la mémoire de notre coeur ce que chaque page de l’année nous a fait vivre de beau, de grand, de tendresse, d’amour, même dans la souffrance, laquelle, inévitablement, s’amène avec notre quotidien demandant à être apprivoisée.

Voilà, c’est un indice... QUEL EST TON CHANT?

Léonie Therrien, m.i.c.