Les actualités

Du 2019-11-13 au 2019-12-13

Une Église en sortie

M. Renaud, expliquait le suivi de notre maison de ressourcement en faisant la promotion du Centre d’Hébergement du Couvent, (centre actuel).  Il invitait les Jeunes et leur Parents, à venir offrir des services de bénévolat auprès des personnes âgées qui n’ont pas de visite des leurs.

À la fin de ce parcours, nous étions attendus (pour échanger), à un rassemblement autour de la table dans la salle Tétreault, (sous-sol de la Cathédrale).  Nous les M.I.C, n’avions pas apporté de nourriture, j’avais compris alors nous avons bénéficié du repas partagé de Mme Georgette Beaudry, responsable du projet et d’une de ses équipières Mme Ginette Lacombe-Destrempes.   Nous avions aussi à notre table Mgr Louis Corriveau, le nouvel évêque du Diocèse de Joliette.       

Après le repas nous sommes montés dans la Cathédrale, où nous étions attendus  par les Membres Organisateurs du Projet, s’impliquant dans une brève Célébration. Les Témoins, étaient invités à redire leur communion avec les Confirmands et, on nous envoyait de nouveau en mission dans nos milieux respectifs.                                                                                                

Nous rendons grâce pour cette magnifique activité aidant à comprendre l’intégration de la foi au jour le jour.  C’est à maintenir.

Une nouvelle expression soutenant l’Activité Missionnaire des milieux prend forme chez les Sœurs Missionnaires de l’Immaculée.  Tantôt par la prière en soutenant une Paroisse dans son parcours de foi chrétienne et tantôt par l’engagement monétaire pour un besoin spécifique. Cette fois elles avaient fourni leur part dans ce projet en couvrant les frais du médaillon et des macarons offerts.  Le Diocèse de Joliette, a couvert les frais de transport.                                               Merci et bon Vent!

Votre sœur,

Nicole Joly, m.i.c.

Rallye Familial, Diocèse de Joliette, ce 19 octobre, 2019.                                       
Participation M.I.C., SS. Cécile Ménard et Nicole Joly.                                                           
Lieu : Résidence du Couvent, 750 rue St-Louis, Joliette.      
Collaboration : M. Pierre Renaud, dg. du Centre d’Hébergement du Couvent.

Du 2019-11-02 au 2019-11-25

Le Noel de Novembre

Février s’approche de Novembre

Février :       Allons, mon vieux, ça n’a pas l’air d’aller.

Novembre:   À qui le dis-tu?  Non, ça ne va pas.

Février :       Pourtant nous serons bientôt à la crèche pour y recevoir la bénédiction de l’Enfant, avec les autres mois, nos frères.

Novembre :  Je sais... mais que veux-tu que je lui offre moi, à cet Enfant?

Je n’ai rien qui vaille. Vous êtes tous mieux partagé que moi.

Février un peu mal à l’aise devant cette réponse, bredouille...

Février :       Voyons, voyons, tu exagères.

Les deux ralentissent le pas.   Après un certain silence...

Février :       Nous avons chacun nos misères, tu sais. Tu n’as pas mon vent glacial et mon amputation de deux jours et les jours de Décembre sont encore plus courts et plus sombres que les tiens.

Novembre :  Décembre... parlons-en! C’est lui qui a la plus belle fête de l’année. C’est lui dont tout le monde parle, avec ses décorations, ses lumières et ses cadeaux. Et puis... C’est lui qui accueille l’Enfant (dit d’un air chagrin)

Février :       Et pourquoi penses-tu qu’il a été choisi pour célébrer Noël sinon parce qu’il était le plus pauvre de nous tous avec ses jours dévorés par la nuit.

Novembre :  Tu crois?

Février :       Sûr... tu sais bien... le vieux Zacharie a dit de cet Enfant qu’Il est la Lumière qui vient éclairer ceux qui sont dans les ténèbres. Il convenait donc de le fêter, Lui la Lumière du monde, lors des jours de plus grande obscurité, afin que sa gloire soit davantage manifestée.

Février :       C’est pourquoi on célèbre sa fête en décembre. Mais toi, avec ton long couloir de jours gris, tu aides l’humanité à désirer cette Lumière; tu l’exerces à l’espérance. Ainsi, comme Jean le Baptiste, tu prépares les voies du Seigneur!

Novembre :  Moi?...  Vraiment?...

Février :       Mais oui... Tu es chargé d’une mission très importante.

Novembre baisse davantage la tête en disant:

Novembre :  C’est que je me sens si peu aimable, si pauvre.

Février :       Tu as donc oublié que c’est d’abord pour les pauvres qu’Il est venu... Prends toutes tes petites misères, fais-en un paquet, et tu déposeras ce paquet aux pieds de l’Enfant. Tu verras... Il appréciera davantage ton cadeau que l’or et l’encens des Mages puisque c’est une part de toi-même que tu lui donneras, et une part de toi-même que tu as de la difficulté à accepter. Mais lui l’accepteras... car tu as du prix à ses yeux, même avec tes défauts...

Il sait bien qu’au fond nous aimerions être parfaits. Mais alors nous n’aurions plus besoin de lui.

Novembre :  Tu crois vraiment cela, toi?  Hein?  Tu crois vraiment cela?

Février :       Pour sûr. Comment pense-tu que je peux garder ma joie malgré mes frimas et mon amputation de deux jours. Cette fameuse amputation je la vis bien car j’en ai fais cadeau à l’Enfant il y a belle lurette!

Silence... Puis, au bout d’un moment, Novembre redresse la tête, détend son visage et affermit son pas.

Novembre :  Allons rejoindre les autres, je ne veux surtout pas le manquer cet Enfant.

Du 2019-10-20 au 2019-11-29

Quand la fiction devient réalité

Une soif qui se réveille

Pendant des années, le monde a été pour moi une étonnante séquence de statistiques et une accumulation de données. Les différences culturelles ne m’apparaissaient pas encore clairement, sauf en termes mathématiques. Ma soif de savoir s’est réveillée au contact de personnes provenant d’autres régions du monde. La fiction devenait réalité. La fraternité universelle a pris une dimension concrète et s’est développée à travers le chant choral, les cours d’espagnol, l’apprentissage des danses latines, le bénévolat dans un centre de femmes, les voyages de plus en plus  loin, de plus en plus longs, de plus en plus tournés vers l’autre…

De retour dans Mon Québec, je vois maintenant le mouvement social en couleurs, si vous me permettez l’expression, dans l’optique de Nelson Mandela parlant de l’Afrique du Sud. Le Québec d’aujourd’hui, c’est une mosaïque de couleurs ethniques, de variétés culturelles, de richesses humaines.

Entrer dans la mêlée

Indifférents à ce changement social, les Québécois ? Ils ne peuvent l’être réellement à moins de fermer les yeux et de s’imposer une vie de reclus. À mon avis, certaines personnes ignorent qui sont les nouveaux arrivants. Les différences de culture leur font un peu peur. Plusieurs se contentent d’observer de loin, mais sans entrer dans la mêlée. C’est le temps de s’apprivoiser à la nouvelle réalité du voisinage multiculturel. La majorité des gens est prête à tendre la main à l’immigrant; elle va maintenant à la rencontre de son voisin. Il faut parfois trouver un prétexte, provoquer une occasion pour se parler la première fois et mettre un peu d’honnêteté dans l’approche. Le Québec a besoin d’immigrants pour assurer son avenir. Toute personne, d’où qu’elle provienne, peut contribuer efficacement à bâtir un monde plus juste et plus fraternel.

Marie Brassard

Le Précurseur | automne 2007