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Du 2020-09-06 au 2020-09-30

LES CRIS DINDIGNATION DE LA TERRE-MERE

Destruction de l’environnement

Chaque jour, les entreprises minières sortent de mes entrailles des millions de tonnes de minerai. Après en avoir extrait la richesse, elles laissent les sols brûlés, les rivières polluées, l’air contaminé. Je m’indigne de voir la vie de millions de travailleurs miniers menacée. Pour les entreprises minières, peu importe, pourvu que le capital financier aille bien !

En regardant l’appropriation des richesses entre les mains de quelques-uns, je m’indigne ! Pourtant j’ai rêvé :

Que la terre jusqu’au sommet des monta­gnes soit un champ de blé dont les épis ondulent comme la forêt du Liban et que les herbages se parent de troupeaux et les plaines se couvrent de blé (Ps 71,16 Ps 64,14).

Témoignages :

Je m’appelle Victor. J’ai travaillé dans une mine à 4 000 mètres d’altitude. Pour survivre, j’ai mastiqué la « coca » car la compagnie minière nous donnait le minimum au niveau alimentaire. Jamais de lait qui aurait pu annuler la poussière qui entrait dans mes poumons. Puis, on m’a diagnostiqué la silicose et la tuberculose. On m’a donné quelques médicaments et on m’a dit : « Retourne chez toi à Oquebamba », mon village natal. Depuis, je crache mes poumons.

Pachamama, je ne suis plus rien. Je n’ai reçu aucune indemnisation qui m’aurait permis de recevoir quelques soins de base, je n’ai rien pour aider ma famille. Pourtant Seigneur : Le sang des pauvres est d’un grand prix à tes yeux.

Tu es venu Seigneur pour que nous ayons la vie et la vie en abondance (Jn 10,10).

Je m’appelle Miriam, une indignée d’Occupons Montréal.

Pendant ces deux mois au square Victoria, j’ai regardé les édifices qui nous entouraient sachant que là, en silence, ils planifient l’économie capitaliste en prenant soin de se protéger et de protéger les gran­des entreprises.

Sachez que votre indifférence et votre froideur prendront fin un jour, car les marchés ne décideront pas toujours de tout.

Ce qui me soutient dans ma lutte :

Dieu a renversé les rois de leurs trônes et a placé les humbles au premier rang. Il a comblé de biens ceux qui avaient faim et il a renvoyé les riches les mains vides (Luc 1,51-53).

 

Agnès Bouchard

Du 2020-08-20 au 2020-09-20

En Église des signes à voir

À l’IP, nous voyons tous les efforts qui se font depuis quelques années pour la formation à la vie chrétienne, pour la catéchèse et pour tous ces projets mobilisateurs dans les diocèses et dans les paroisses, auprès des enfants, des jeunes et des adultes. Ces milliers de bénévoles qui s’impliquent de Montréal à Rimouski, cela est neuf !

Dans la communauté étudiante universitaire, nous avons chaque année quelques baptêmes de jeunes adultes. Ils s’engagent, car la foi chrétienne est pour eux un trésor, un héritage dont ils sont devenus maintenant les héritiers. Le catéchuménat (baptême d’adultes, confirmation et eucharistie) est plus vivant au Québec qu’autrefois.

Il y a aussi ceux et celles qui discrètement redeviennent des disciples de Jésus et qu’on appelle des recommençants, qui veulent s’approprier à nouveau la foi chrétienne. Il y a aussi des centres comme Chemin de vie, à Longueuil pour les gens en quête spirituelle. Au centre Le Pèlerin, chaque année plusieurs personnes s’y inscrivent pour un programme exigeant de formation à l’accompagnement spirituel, individuel et de groupe, qui s’étend sur quatre ans. Et elles deviennent accompagnatrices dans des centres, des maisons, des organismes, des mouvements, etc. Une autre réalité, ce sont les groupes de

laïques associés ou affiliés aux communautés religieuses. Ils offrent le rattachement à une tradition spirituelle précise en même temps qu’une appartenance à des groupes fraternels et à une famille plus large. Ces groupes sont en croissance. Je mentionne ces expériences, car pour moi, c’est la meilleure façon de réfléchir sur l’avenir de la foi chrétienne. Plusieurs de ces réalités sont nouvelles. Toutes ces réalités ne font pas grand bruit, ne passent pas à Tout le monde en parle ! Mais tout cela est réel comme ces semences de bonne nouvelle dont parlait Jésus : elles n’ont l’air de rien, portent du fruit et deviennent des arbres ( Mc 4,30-32 ). L’avenir, il est déjà là, ne le voyez-vous pas ? Dirait-il.

L’avenir de la foi chrétienne est un don qui dépasse nos prévisions, nos craintes et nos espoirs Daniel Cadrin