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Janvier 2015

Du 2015-01-24 au 2015-02-16

QUE TOUS SOIENT UN

Pasteur depuis dix ans au Centre chrétien métropolitain (CCM) 1,Yves Alarie précise certaines choses dès le départ : Il y a beaucoup de sortes d’églises protestantes en Amérique du Nord… sans compter celles qui ne sont pas officiellement reconnues et enregistrées. Donc, je ne parle pas au nom de TOUS les Protestants, mais au nom d’une église, le CCM,qui est sans dénomination, c’est-à-dire indépendante, tout en étant membre d’un réseau d’Églises évangéliques.Vous pouvez imaginer un peu qu’entre nous, les Protestants, ce n’est pas l’harmonie et l’unité parfaite, et ce, même à l’intérieur  d’un même courant, d’une même domination protestante.

Apprendre à se parler, à s’écouter, à s’intéresser à l’autre, à découvrir les richesses de l’autre, bref l’oecuménisme, chez Yves Alarie, c’est comme une deuxième nature. Je sens que j’ai un appel! Dieu m’a donné un talent à bâtir des ponts entre les différentes communautés chrétiennes à partir de ce que nous avons en commun. Comme un caméléon, je peux naviguer aisément d’un milieu chrétien à un autre. Le plus important quand on pense œcuménisme est d’être toujours conscient que chaque courant chrétien, chaque Église a des forces et des faiblesses; aucun de nous n’a tout, ne possède tout. En prenant conscience de ça, on crée une interdépendance qui est saine. Je veux enseigner aux gens de mon milieu à s’ouvrir aux autres et à apprécier les trésors cachés dans les autres Églises.

Le pasteur n’a pas lésiné; quand on reçoit Son appel… on répond ! Il a donc été un des fondateurs de la Pastorale oecuménique de l’UQAM (le Centre Iktus 2). Il a été membre du conseil d’administration de l’Association des chrétiens pour l’abolition de la torture. Il a visité et est parfois invité par les communautés nouvelles catholiques, assiste aux cours Alpha et donne des conférences occasionnelles dans un groupe de jeunes chrétiens catholiques à Montréal. Il a aussi été invité à prêcher dans   quelques communautés catholiques à l’occasion de l’Eucharistie. Le CCM a organisé en collaboration avec des groupes de jeunes Catholiques une conférence avec Jean Vanier, une figure inconnue du monde protestant. C’est ce genre de choses qui enlèvent les préjugés. Les rencontres inter-confessionnelles telles que l’événement «Jésus Cool»3 ou des séjours à l’Abbaye de St-Benoît-du-Lac aident les jeunes protestants à découvrir la contemplation, par exemple, une forme de prière moins connue dans la vie des communautés chrétiennes évangéliques.

Toutes ces initiatives sont généralement faites en petits groupes ou encore seul à seul. C’est un moyen privilégié de faire vivre la foi. Il faut bâtir des ponts sur ce que nous avons de commun : le Crédo de Nicée-Constantinople ou encore les questions morales et éthiques auxquelles nous devons faire face en tant que croyants dans notre monde contemporain. Les Églises protestantes ont une force bien à elles : la liberté d’expression et d’interprétation. Elle permet une étude de la Parole et sa proclamation unique en son genre. Les catholiques ne pourraient qu’y gagner en partageant, à leur tour, ce qu’ils ont de spécifique : leur expérience au niveau de la contemplation et de la justice sociale. Il n’en tient qu’à chacun de nous.

2 La transcription française du mot grec IKTUS est poisson. Le symbole et les cinq lettres de ce mot permettaient aux premiers chrétiens de s’identifier.C’était une sorte d’acronyme qui résumait leur profession de foi concernant Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur (I = Iessous, CH = CHristos, TH = THeou, Y = hYios, S = Soter).