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Mai 2018

Du 2018-05-30 au 2018-06-15

Je vous ai choisie

La petite Marie-Paule grandit en sagesse et en grâce et le 1er février 1945, elle répondit OUI à la vie religieuse chez les Missionnaires de l’Immaculée-Conception à l’âge de 21 ans. Elle prit le nom de Sœur St-Vital, en reconnaissance à cette paroisse qui l’avait fait enfant de Dieu et de l’Église.

C’est en Haïti qu’elle a répondu à l’appel de Dieu qui avait faim, qui avait soif, qui était seul et malade.  De Chantal au Trou du Nord, de Croix des Bouquets aux Cayes, en passant par Les Côteaux et Port-au-Prince, elle a troqué le confort et la stabilité du Québec pour ce pays lointain d’Haïti qui est devenu son «  Chez-moi » et où elle a connu la souffrance et  la pauvreté des Amis de Jésus.

J’ai eu la chance et le bonheur de rencontrer Sœur Marie-Paule, à Montréal en 1992.  Nous étions compagnes de classe, étudiantes toutes les deux en Pastorale au Collège André Grasset. Sœur Marie-Paule revenait de mission alors que j’entamais la mienne. Tout de suite sa gentillesse et sa spontanéité avait conquis le cœur des professeurs et des élèves. Sa joie de vivre, sa gaité et son beau sourire égayait la classe malgré le sérieux des études à poursuivre.

À cet égard, j’aimerais vous raconter une petite  anecdote qui nous avait bien fait rire à l’époque.

On était à la mi-novembre pendant un cours sur l’Ancien Testament.  Alors que le professeur nous entretenait sur le grand Moïse, une petite neige commença doucement à tomber….l’hiver faisait ses premiers pas sur une saison qui s’annonçait très rigoureuse….mais ça nous ne le savions pas encore…

Alors que nous étions en plein désert du Sinaï,  Sœur Marie-Paule s’approche de la fenêtre,  louant Dieu pour cette neige qui tombait…Nous étions consternés…. Moïse en échappa sûrement ses tables de la loi et le professeur, monsieur Jomphe, en oublia pour un moment les 10 commandements…

Il y avait tellement longtemps qu’elle avait quitté le Québec, que pour elle, cette belle neige était un don de Dieu ! Un don de Dieu qui cette année-là a vraiment été des plus abondants, probablement en raison de ses prières et de ses louanges, ce qu’on s’empressait de lui reprocher avec gentillesse à notre retour en classe tous les lundis matins.

Puis les cours terminés à la fin de l’année, je l’ai perdu de vue. Elle, rappelée à sa communauté et moi qui avait obtenu le poste tant convoité d’animatrice en Pastorale dans deux écoles de St-Léonard.

Mais Dieu veillait quelque part sur d’éventuelles retrouvailles….Il n’avait pas encore dit son dernier mot….

Lorsque j’ai emménagé à Joliette en décembre 1996, je ne savais pas alors que les MIC y avaient un couvent.  C’est à l’occasion de la bénédiction des Ermitages des Moniales de Bethléem à Chertsey, que j’ai revu sœur Marie-Paule toujours aussi souriante et attentionnée. Elle m’invita alors à participer à la messe à la chapelle du couvent qui était justement situé à deux pas de chez-moi où j’ai fait connaissance avec cette communauté qui m’avait autrefois vendu « quelques petits chinois ».

En 1997 ayant rejoint les Associées j’ai fait doucement avec plusieurs compagnes ici présentes, l’apprentissage de vivre le charisme marial et missionnaire qui avait un jour ravi le cœur de Sœur Marie-Paule.

Puis vint en 2002, une idée lumineuse jaillit du cœur de Viviane et sûrement inspirée de son grand ami : l’Esprit-Saint.

Organiser un bazar pour ramasser des sous pour Haïti !

L’Esprit-Saint étant aussi un proche parent de Sœur Marie-Paule, son cœur bondit aussitôt de joie et elle s’offrit immédiatement pour nous accompagner dans ce beau projet.

N’écoutant que son cœur et faisant parfois fi des précieuses recommandations de ses compagnes et de la supérieure, concernant son âge, sa santé, voilà Sœur Marie-Paule partie en mission à Joliette, pour son Haïti Chéri.

Accueil des donateurs, réception des colis, transport du sous-sol au grenier, du grenier au sous-sol,  monte descend, monte descend, monte descend, rien ne l’arrête pour réaliser ce rêve d’un monde meilleur qui un jour a conquis son cœur et orienté sa vie.

Valises, lampes, livres, vaisselles, bibelots, casseroles, bijoux, vêtements, tout est accepté et soigneusement rangé jusqu’au grand Jour.

Où est Sœur Marie-Paule ?

En fait, Sœur Marie-Paule est partout…. Au grenier, à la réception, au réfectoire,  au sous-sol, au café qu’elle veut bien chaud et bien fort pour garder la cadence, c’est à croire qu’elle a le don d’ubiquité.

D’Haïti, à la Bolivie, de Madagascar au Cameroun, du Pérou à Cuba, toujours nous pouvions toujours compter sur vous chère confidente, chère sœur, chère amie, chère mère, complice de tous nos désirs, de toutes nos intuitions, nous soufflant toujours à l’oreille les mots d’encouragement et de bonté.

Il nous suffisait seulement de partager une inquiétude pour qu’aussitôt vous nous rappeliez que : « Si se Bondye Ki voye, Li peya fre ou »  (Si c’est Dieu qui t’envoie, il payera tes dépenses.)

Sœur Marie-Paule, vous  êtes toujours le sel de la terre et le levain dans la pâte. Votre chemin d’engagement, d’action de grâces, de libération, de semences et de solidarité restera à jamais marqué dans nos vies. Merci à Dieu de vous avoir choisie pour nous accompagner dans la sagesse et la sérénité d’une vie d’Espérance et de Charité.

Avec toute notre affection et notre reconnaissance,

Suzanne Gervais AsMIC

Du 2018-05-15 au 2018-05-31

Profession religieuse en Afrique

Comme nous célébrons la fête de l’Immaculée-Conception, c’est un privilège de célébrer en même temps la première profession de nos deux novices dans la nouvelle chapelle de Marie Immaculée.  Celle-ci se remplit peu à peu de personnes venues assister à la cérémonie.  La messe est présidée par Mgr Benjamin Phiri, évêque auxiliaire du diocèse de Chipata.  Dans son homélie, il explique comment les religieux/religieuses doivent vivre les conseils évangéliques afin de suivre Jésus de plus près.  Il dit à l’assemblée que l’admission de candidates à la vie religieuse est un don à l’Institut ainsi qu’à l’Église.  Après la communion, les autres MIC présentes renouvellent leurs vœux comme c’est la coutume en cette fête de l’Immaculée Conception.

Après la messe, tous se rendent à la salle à manger de notre Centre de Développement pour un excellent repas. La cérémonie se termine par une bénédiction finale de Mgr Benjamin Phiri.

                                                                                                     Chipata Zambie

Du 2018-04-30 au 2018-05-30

Collège Marie-de-la-Providence à Napo

Suivent les discours officiels entrecoupés de danses folkloriques présentées par les élèves.  Après le discours de la directrice du collège, Mlle. María Arroyo, M. Quane prend la parole. Le père Roland Demers assure la traduction.  M. Quane insiste sur le privilège qu’ont les élèves du Collège Marie-de-la-Providence d’avoir de bonnes infrastructures pour pouvoir étudier et de la responsabilité qui leur incombera, après leurs études, de partager à leur tour avec ceux qui n’en ont pas.

Puis, les élèves se retirent et les invités montent pour la bénédiction du deuxième étage et de la plaque commémorative qui sera faite par Mgr Noël Simard et le père Roland Demers.  La célébration se termine par un vin d’honneur et des agapes fraternelles où sont présents les représentants de l’Association des parents, le personnel administratif du Collège, des représentants du corps professoral et les sœurs de la communauté.

Suite à cette cérémonie, les invités canadiens viennent partager le repas avec les sœurs à la Maison provinciale. Il règne autour de la table un échange fraternel qui se déroule dans la simplicité et la bonne humeur. Les sœurs, à leur tour, remercient les invités avec des cadeaux typiques du Pérou.

Napo Lima