Au temps de Délia

Maison natale de Délia, autrefois située au numéro 523 rang du Ruisseau Barré à Sainte-Marie-de-Monnoir, aujourd’hui Marieville, au cœur de la Montérégie, Délia y est née le 4 février 1865.

Église de la paroisse Sainte-Marie-de-Monnoir, aujourd’hui Marieville, où Délia fut baptisée le 5 février 1865.

Célina Ponton (1832-1867) mère de Délia

Alexis Tétreault (1830-1904) père de Délia

Délia et ses parents adoptifs Jean Alix (1823-1910) et Julie Ponton (1825-1900)

Délia, sa sœur Célina et son frère Joseph

Délia 3 ans

Maison de M. et Mme Jean Alix. À l’âge de deux ans et demi, Délia est adoptée par son oncle Jean et sa tante Julie. Avec eux, elle habitera cette maison au village de Marieville de 1867 à 1889.

Délia Tétreault 18 ans

Né en France en 1843, Almire Pichon entre chez les jésuites en 1868. Nommé pour le Canada, il sera un missionnaire ardent, prédicateurs de retraites et guide spirituel recherché. Délia travaillera dans la maison appelée Béthanie fondée par le Père Pichon dans un quartier pauvre de Montréal. Elle y viendra en aide aux immigrants pendant 10 ans.

La maison de Béthanie rue Saint-Urbain. Située d’abord rue Saint-Philippe, l’œuvre est ensuite transférée rue Saint-Urbain.

Né à Longueuil, en 1850, Alphonse-Marie Daignault entre chez les Jésuites à 20 ans. Ordonné prêtre en 1881, il est nommé, trois ans plus tard, pour la mission du Zambèze en Afrique du Sud. Vers 1893, lors d’un passage au Québec, le Père Daignault fait la connaissance de Délia déjà habitée par sa vocation missionnaire. De retour en Afrique, il écrit fréquemment à Délia et lui prodigue ses judicieux conseils. Il aura une grande influence sur elle.

Joséphine Montmarquet est née à Montréal en 1864. Grande amie de Délia, elle sera sa proche collaboratrice pour démarrer le centre de formation missionnaire qui deviendra la Société des Sœurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception. Devenue religieuse sous le nom de sœur Saint-Gustave, cette femme de haute culture et de foi profonde contribuera grandement au développement de la communauté.

Né à Montebello en 1860, Gustave Bourassa est le frère d’Henri, le fondateur du Devoir. Il est ordonné prêtre en 1884. Écrivain et conférencier réputé, doyen de la Faculté de Lettres de l’Université Laval, il est nommé secrétaire de cette institution en 1896. C’est à cette époque qu’il deviendra le guide de la communauté naissante de Délia et même le bailleur de fonds. Grâce à son aide, les projets de Délia prennent forme. La mort accidentelle en 1904 de ce personnage-clé laisse Délia dans le désarroi.

Née à Saint-Paul d’Abbotsford en 1861, Marie-Aveline Bengle est pionnière de l’éducation supérieure pour les femmes du Québec. Devenue religieuse à la Congrégation de Notre-Dame en 1880 sous le nom de Sœur Saint-Anne-Marie, elle fonde en 1908 le premier collège classique pour jeunes filles francophones. En 1926, elle met sur pied l’Institut pédagogique pour le perfectionnement des enseignantes. Délia la rencontre en 1901 et reçoit de cette amie de précieux conseils pour le développement de son projet.

Né à Montréal en 1855, Paul Bruchési est un homme reconnu pour son intelligence vive, son ouverture d’esprit, son éloquence et son amour de l’Église. Devenu archevêque de Montréal, il reconnaît l’importance du projet de Délia. Avec son aide, Délia pourra jeter les bases d’un centre de formation pour les jeunes filles intéressées à la vie missionnaire. Il demeurera pour Délia un fidèle conseiller et accordera son soutien à la communauté.

En réponse à la demande de Mgr Paul Bruchési concernant le projet de Délia, la Pape Pie X répond : Fondez, fondez et toutes les bénédictions du ciel descendront su ce nouvel Institut auquel vous donnerez le nom de Société de Sœurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception. C’était le 30 novembre 1904 et c’est à ce pape que la communauté doit son existence.

Louis-Adelmar Lapierre est curé de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Un jour, fatigué par une longue marche, il se présente à la Maison-Mère pour se reposer un peu. Délia Tétreault le reçoit et lui offre un bon café. Elle lui parle du séminaire canadien pour les missions. Il est captivé par ce projet car depuis son ordination, il désire être missionnaire. Cette rencontre donne lieu à des projets très concrets pour la fondation de la Société des Missions-Étrangères dont il devient le premier prêtre. Il part pour la Mandchourie et sera nommé évêque de Szepingkai.

Délia à 57 ans

Les évêques fondateurs de la Société des Missions-Étrangères de la Province de Québec. Le 2 février 1921, réunis en assemblée à Québec, ils décrètent la fondation de ce séminaire.