Numéro Juillet-Août-Septembre

Sommaire

Pour qu’une véritable solidarité émerge – Éric Desautels

Les années 2020 et 2021 ont été une rude épreuve. Deuils, isolement, pertes d’emplois, dépression et violences conjugales ont plus d’une fois fait les manchettes. Malgré ces défis considérables, on a pu assister à l’émergence de nouvelles formes de solidarité et d’entraide. À travers les moments éprouvants, il a fallu et il faut encore aujourd’hui saisir les occasions qui s’offrent à nous pour nous adapter et innover. Il importe en quelque sorte de cueillir les fruits issus de cette crise. 

En quête d’air frais – Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c.

Cette pandémie, aussi épouvantable soit-elle, est aussi une chance car elle réveille les consciences et secoue les habitudes.

... Me voici à l’affut des nouvelles nationales et internationales. Connaitre ce qui se passe au Québec, chez nos voisins américains, en Europe
et partout dans le monde, devient pour moi une priorité. Dans ce climat pandémique, je me demande où je me situe en tant que missionnaire ?
Il me faut relever le défi de ces situations nouvelles : Eucharistie souvent sur internet, restriction des contacts, funérailles en privé, interdictions de visiter nos proches, cependant je me trouve chanceuse par mon emploi à la rédaction de la revue. Je communique avec tous nos abonnées, je rencontre des personnes via l’internet, le téléphone et de nos jours Skype, Messenger, Zoom donnent de nombreuses possibilités.

Chacune de ces rencontres est pour moi un temps de revitalisation. De l’air frais entre dans mon coeur, m’oxygène et me donne de l’audace à penser à demain, à m’ouvrir aux autres et à m’adapter aux nouveaux paradigmes missionnaires. 

Escale Myriam ou Escale Délia – Marie Nadia Noël, m.i.c.

Peut-être que dans votre maison cher lecteur ou lectrice, quelle que soit sa taille, il existe un coin qui vous sert de sanctuaire. Dans notre couvent à Pont-Viau, j’aime me rendre à l’escale Myriam. C’est un oasis, un lieu de repos. J’ai oublié de vous dire que le nom a changé. Maintenant c’est l’escale Délia. Le lieu aussi a changé. Il était dans la partie Est de la bâtisse. Il est maintenant rendu au troisième étage
du bloc D Ouest. Beaucoup de changements en très peu de temps. Savez-vous qui y demeure ? Les soeurs ! Les monuments vivants ! Je les appelle les étincelles.

Laissez-moi vous présenter leur réalité. 
L’escale est le lieu de transition entre la maison centrale et l’infirmerie des soeurs MIC au Québec. Dans le langage courant on entend souvent l’expression faire escale, s’arrêter pour se ravitailler. C’est donc un arrêt ou une pause. C’est une situation ou un temps de transit. Relâche ou halte. 

Un OUI total – Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c.

Surprenant n’est-ce pas que des jeunes osent de nos jours prononcer des voeux perpétuels, se consacrer à Dieu par un oui total ! Et pourtant, Dieu continue d’appeler des jeunes filles et des jeunes gens à sa suite pour la mission de proclamer son message d’amour pour l’humanité.

Au temps de la vénérable Délia, 1941, des jeunes aussi cherchaient à discerner l’appel de leur vocation et s’inscrivaient à notre école apostolique pour mieux se connaitre afin de bien discerner le choix de l’appel ressentit au fond de leur coeur.

La foi demande de l’audace, des convictions profondes, l’écoute de son moi profond pour découvrir les traces de Dieu qui appelle à se dépasser dans un service d’Église.

Avant ce grand jour d’engagement, ces jeunes ont été accompagnées pour discerner en elles les sources de cet appel à suivre Jésus.
Pourquoi choisir une communauté mariale, missionnaire ? La force de l’Esprit Saint comme en Marie agit en elles et inspire de tout quitter pour un don de soi sans retour. Elles apportent à l’Église la beauté et le dynamisme de leur jeunesse et avec Marie, en action de grâces pour tout don reçu, elles pourront dire : Faites tout ce qu’il vous dira... 

Sur une note de joie – Micheline Marcoux, m.i.c.

 « Y’a d’la joie, Bonjour, bonjour les hirondelles, Y’a d’la joie, ... », cet air ancien, de l’auteur-compositeur-interprète Charles Trenet,
tourne dans ma tête telle une farandole ! Bientôt l’été, le soleil est au rendez-vous, la joie flotte dans l’air ! La joie ? Une émotion, un sentiment, une attitude, un don, une grâce ? Un peu de tout cela, je crois, et plus encore !

Que d’oeuvres produites avec au coeur le thème de la joie ! À toutes les époques, ce sujet a été traité ou vécu sous un aspect ou un autre selon les sensibilités et l’expérience. Toujours actuelle, la 9e Symphonie de Beethoven reprend en partie l’illustre Hymne à la joie ou Ode à la joie, poème original de Friedrich von Schiller écrit au XVIIIe siècle ! Un livre récent du philosophe connu, Frédéric Lenoir, s’intitule La puissance
de la joie, tandis que le pape François propose La joie de l’Évangile, titre de son exhortation apostolique sur la mission.

L’échec racheté – Venez et voyez – Kevin Gallagher

Faites une promenade dans la nature, regardez les étoiles, assistez à un lever de soleil : il est facile d’expérimenter que Dieu est immanent en tout cela. Mais qu’en est-il de l’autre côté, les sites humains de souffrance, les injustices et les inégalités, la solitude et la pauvreté qui nous entourent ? Ne devrions-nous pas également faire l’expérience de Dieu dans ces lieux ? Si Dieu est parmi les beautés de la nature, n’est-il pas également présent dans ces lieux de souffrance ou ne se contente-t-il pas d’observer passivement tout cela à bonne distance ? Selon la réponse à ces questions tout est changé. 

Pas de cueillette sans semence – Natalie Gendron

Quand je sème une graine ou que je plante une pousse, à ce moment-là, est-ce que je réfléchis aux soins que je devrai lui donner, peut-être... Assurément que je pense à son devenir. Consciente de la terre sur mes doigts, je respire l’odeur de sa fraicheur, et ma volonté s’abandonne au geste rituel qui m’enrichit de sa simplicité stricte et réconfortante. 

Cette motion de planter habille, sans réflexion, l’instant présent et ce qu’il en deviendra. Pensons à nos autres actions quotidiennes, pour lesquelles nous n’aurions pas de passion, comme une tâche, une simple habitude, à savoir... cuisiner, envoyer un courriel, demander un service ou en offrir un. Souvent nous n’apprécions que trop peu le pourquoi de nos actions; notre rythme quotidien ne saurait que rarement  l’admettre.

Aimer son pays d’adoption – Suzanne Morneau, m.i.c.

S’adapter à une autre culture exige du temps, et surtout de l’amour. Soeur Suzanne, missionnaire au Japon pendant 40 ans, à l’instar des immigrants qui quittent leur pays pour s’adapter ailleurs, a pris plusieurs années pour comprendre la culture japonaise. 

En repensant à cette expérience qui m’a demandé beaucoup de persévérance pour tendre à la perfection dans ma danse, j’ai compris à quel point il me faut être indulgente pour tous ces gens qui demandent asile ici au Québec. L’étude de la langue et l’adaptation à la culture, cela ne va pas de soi et demande beaucoup de volonté et d’amour

 

Cueillez c'est gratuit

La crise mondiale Covid-19 a bouleversé la vie de tous, a perturbé notre quiétude. Nous avons besoin de réconfort, de chaleur humaine. La belle saison estivale est là, allons, cueillons les bons moments qu’elle nous offre, réchauffons notre cœur à ses doux rayons de soleil et faisons des souhaits.

C’est gratuit et nous en avons besoin ! Comme nous le souhaite Godefroy Midy, sj :

« Un seul rayon de soleil suffit à chasser beaucoup d’ombre »

(St Francois d’Assise).

 

Je te fais un souhait : Que le rayon de soleil qui est en toi vienne chasser ton ombre.

Un 2e souhait : Que tu apprennes à accueillir ton propre rayon de soleil.

Un 3e souhait : Que tu apprennes à regarder les autres à partir de leur soleil et non pas à partir de leur ombre.

 

À ton tour de me faire un souhait : Que j’exerce mon ministère de prêtre à partir de mon rayon de soleil, luttant sans arrêt contre mes ombres.

Une bonne nouvelle : Il y a au plus profond de nous un petit tabernacle où se conserve une grâce originelle que Dieu donne à nous tous. Aucun mal, aucune limite, aucune laideur n’arrivera à l’éliminer. C’est Jésus qui l’a acquise pour nous.

Simon Pierre, après avoir nié Jésus fait prisonnier, déclara à une servante et à un soldat qu’il ne le connaissait pas. Il entendit alors chanter un coq, et vit Jésus le regarder. Simon pleura amèrement. Ses pleurs étaient son rayon de soleil venu chasser l’ombre de sa lâcheté.

ÉDITORIAL

Avoir pleuré pour avoir nié son maitre et ami fut le premier grand moment de la vie de Pierre après le choix que Jésus avait fait de lui pour être la pierre sur laquelle l’Église devrait être construite. Pierre, pêcheur et pécheur est devenu notre premier pape.

Le plus grand drame dans une vie, ce n’est pas notre péché, mais notre refus d’en prendre conscience et de demander pardon.

Moi aussi, j’ai beaucoup pleuré dans ma vie. Et c’est tant mieux. Et toi ? Je plains une personne qui pour une raison ou une autre n’aurait jamais pleuré. Jésus savait pleurer. Et c’est tant mieux.

L’une des scènes évangéliques que j’aime le plus dans saint Luc, mon évangéliste préféré, c’est celle-là qui nous montre une pécheresse publique en train de pleurer. Jésus était invité à un diner. La pécheresse publique le sut et vint se jeter à ses pieds. Elle pleura tellement que les pieds de Jésus furent inondés de ses larmes. Elle les sécha avec ses cheveux. Le rayon de soleil de Jésus, uni au rayon de soleil de cette femme aimée et pardonnée, chassa l’ombre du péché.

Ah ! Quelle beauté est le pardon ! Quelle beauté est le repentir ! Deux jolis rayons de soleil.

Tous les articles de cette revue ont été écrits en pensant à vous tous. Qu’ils vous servent de rayons de soleil pour chasser les ombres du quotidien. Qu’ils soient pour vous un moment de détente et de réconfort. Qu’ils vous apportent la joie et l’espoir, leitmotiv de cette publication.

 

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