Numéro Avril-Mai-Juin

Sommaire

(Vol. 61, no2, /Avril-Mai-Juin 2018)

Rubrique

Vie spirituelle

Avoir Prise  — André Gadbois

En Palestine, il y a des siècles, gagnait sa vie un dénommé Jésus, charpentier, fils de Marie et de Joseph. Né dans une étable à Bethléem, en Judée, il connut l’exil en Égypte avec ses parents qui décidèrent plus tard de le « faire grandir » à Nazareth. Avec eux, il apprit le chemin de la synagogue et l’observance de la Loi... mais il fréquentait aussi quotidiennement en son coeur les audacieuses idées de son Père sur l’Unité : Que tous soient un ! Jésus était sans doute un homme de bonne compagnie, heureux parmi les siens, parfois triste et ébranlé devant ce qu’il voyait et entendait. Comme un berger, il s’efforçait d’être rassembleur, de faire l’unité pour que tous soient UN; il aimait parcourir, dit-on, les lieux de son coin de pays pour converser avec les gens : d’ailleurs son métier s’y prêtait assez bien. Au fil des ans, il avait noté l’humiliante
soumission d’un grand nombre de ses concitoyens et concitoyennes; le règne souvent cruel de ces nombreux petits rois aveuglés par leurs propres intérêts, la présence de beaucoup de malades ignorés, l’avenir inquiétant des enfants et la peur de s’exprimer librement répandue partout. Son coeurétait rempli de pitié pour les foules qu’il voyait, car ces gens étaient fatigués et découragés, comme des moutons sans berger (Mt 9,36). Difficile pour eux de croquer avec vigueur dans la Vie quand, jour après jour, ils étaient exploités par des plus forts et
affaiblis sans cesse par ces habiles despotes qui les soumettaient à leurs plans et leurs lois. Le monde commun disparait quand cesse la liberté politique, quand chacun est renvoyé dans sa vie privée... quand l’espace commun est confisqué par des experts ou des tyrans... le débat public muselé... ou encore la société tout occupée à consommer et à produire.1

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Cultures et Mission

L’espérance de la moisson – Éric Desautels

La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux (Mt 9,37) : telles sont les paroles qui ont poussé aux voeux perpétuels une soeur missionnaire que j’ai rencontrée récemment. Cette moisson n’est toutefois pas possible sans la semence et les ouvriers qui oeuvrent
d’arrache-pied pour rendre la terre fertile. Lorsqu’on sème, on espère toujours que la moisson sera bonne, et ce, malgré les intempéries, les imprévus et les dangers insoupçonnés. Parfois, la personne qui sème n’a pas encore adapté ses connaissances et croyances au nouveau
terrain, et lorsque celui-ci s’avère aride, il est peu propice à l’épanouissement de la récolte. Cette analogie s’applique très bien à l’activité missionnaire des Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception. En m’appuyant sur quelques témoignages recensés dans les pages du Précurseur depuis 1920, je souhaite démontrer comment cette terre parfois aride a changé leur manière de semer afin de rendre la
récolte durable. Quels étaient les motifs premiers des soeurs qui partaient à l’étranger ? Quels ont été les fruits récoltés et en quoi divergeaient-ils des espérances initiales ? Ce sont quelques-unes de mes interrogations.

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Jeunes

Jeunesse chinoise à Montréal – Wilson Wong

Je me souviendrai toujours du 21 septembre 2017, car ce jour-là, j’ai eu l’honneur d’accompagner le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de
Hong Kong, lors de sa visite à l’Institut des Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception, à Laval, Québec. Bien que l’Institut se trouve à peine à 13 km du centre-ville de Montréal, c’était la première fois que j’avais l’occasion de visiter la Maison Mère des MIC et le musée de
la vénérable mère Délia Tétreault.

Les fantaisies de Dieu dans la vie de Délia – Suzanne Labelle, m.i.c.

Il est intéressant de noter, au même titre qu’Yvon Langlois, auteur, que toutes les grandes illuminations dans la vie de Délia lui surviennent en pleine nature : champ de blés mûrs, champ de framboises, jardin familial. De plus, son nom de baptême, Délia, semble déjà annoncer ce qui suivra. Un joli nom qui, par son assonance, rappelle les beaux dahlias fleurissant au Québec pendant l’été.

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Dossier

QU’EST-CE QUE JE SÈME ?

Une libération rêvée ! – Maurice Demers

Le peuple haïtien a lutté tout au long de son existence pour conquérir sa liberté : d’abord l’abolition de l’esclavage en 1794, ensuite la déclaration d’indépendance en 1804 (première république noire libre au monde), l’opposition à l’impérialisme (français et étatsunien) et
l’insurrection contre les dictateurs qui ont marqué son histoire politique. Depuis 1942, des centaines de missionnaires québécois sont allés en Haïti pour évangéliser la population et appuyer l’Église locale, mais aussi pour accompagner le peuple dans sa quête d’émancipation. L’expérience de Sr Marie-Paule Sanfaçon en Haïti, de 1971 à 1990, nous renseigne sur sa rencontre avec le peuple haïtien et sur ce que les missionnaires ont tenté de semer dans ce pays. Nous nous sommes entretenus avec Sr Marie-Paule pour recueillir ses réflexions sur son expérience missionnaire.

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S'engager pour une vraie cause - Carole Guévin

Test sur la rue Barclay à Montréal, Québec, que mon histoire commence avec les Soeurs Missionnaire de l’Immaculée-Conception (MIC). En
1990, je rencontre Soeur André Ménard, m.i.c., fondatrice de PROMIS, organisme qui vient en aide aux nouveaux arrivants, situé dans le quartier Côtes-des-Neiges pour devenir bénévole. Une longue route m’attendait avec elles. Depuis bientôt 15 ans, j’ai eu du bonheur à travailler avec les membres de la Presse Missionnaire MIC comme adjointe à la direction. Ce travail a été avant tout une mission dans laquelle
je me suis investie avec tout mon coeur, mes énergies et mes convictions profondes. La joie de m’engager pour une vraie cause a été une grande satisfaction et une belle réalisation pour moi.

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PROJET CAM-5 – Bolivie/Pérou 2018 - Audrey Charland

Tous les quatre ans, un évènement majeur s’organise sous la bannière de la mission : le Congrès Missionnaire des Amériques. Cette année, du 10 au 14 juillet 2018, la Bolivie est l’hôte de ce rassemblement des plus mémorables, accueillant des milliers de personnes. Au menu, une panoplie de conférences et d’ateliers plus intéressants les uns que les autres. Le thème « La joie de l’Évangile : coeur de la mission prophétique, source de réconciliation et de communion » annonce d’enrichissants échanges. En regard de notre société, il s’avère nécessaire de prendre du recul sur la situation actuelle et de réfléchir ensemble à l’avenir de la mission au coeur de nos ministères respectifs. Coopération et entraide seront, sans conteste, de puissants leviers d’action dans cette actualisation.

Évangélisation en Chine continentale – Therese Peug, AsMIC

En raison de problèmes de communication, il nous a été impossible d’avoir, avant notre départ, de l’information sur les personnes ou les paroisses que nous devions visiter. Bien qu’inquiètes, nous avons remis notre sort entre les mains de l’Esprit Saint. Une fois sur place, des
chrétiens nous ont renseignées sur la politique officielle à observer. Dans la ville de Chengdu, des affiches prônaient : La liberté de croyance est la force du peuple. Il est clair que ce message n’avait rien à voir avec les croyances religieuses, mais faisait référence au marxisme.

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À propos des MIC

« Viva mi Patria Bolivia ! » – Suzanne Labelle, m.i.c.

C’était fête chez les MIC de Bolivie le 24 septembre 2017, date marquant le 60e anniversaire de leur arrivée en Amérique du Sud. En ce lointain 1957, deux MIC, Irène Trudel et Lucile Baril, arrivaient à La Paz. Le mois suivant, elles s’installaient à Cochabamba et y ouvraient un collège commercial.

Par la suite, de nombreuses compagnes ont offert temps et coeur et vie à la mission en ce pays. Elles y furent accueillies dans plusieurs endroits, que ce soit dans la capitale ou un centre minier sur les hauts plateaux, en zone tropicale comme en zone tempérée, dans des
villes populeuses et dans des campagnes éloignées dépourvues d’eau courante et d’électricité. Selon les besoins des gens, elles y ont offert des services en éducation, santé, travail social, communication, tout comme en catéchèse, pastorale et animation vocationnelle. Une diversité
d’oeuvres a surgi, allant de la mise sur pied d’écoles primaires à la formation de « médecins en sandales » et de techniciennes vétérinaires
ou en informatique; de l’animation de communautés ecclésiales de base à l’engagement social plus politisé dans la lutte pour la justice; de la fondation d’une coopérative de santé et d’un hôpital à l’amélioration d’une station de radio et à la promotion féminine sous des formes variées.

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L’espérance qui ose – Jeanne Ostiguy, m.i.c.

Je m’appelle Jeanne Ostiguy et je suis née à Acton Vale, Québec, le 24 mai 1926, sixième de neuf enfants, de parents profondément  chrétiens. Enfant, je disais que je voulais être une soeur, mais à l’adolescence le monde m’attirait beaucoup. En plus, un ami m’avait
offert en cadeau un beau collier que j’aimais beaucoup, alors ce fut la lutte entre ce « collier » et l’appel de Jésus qui ne me lâchait pas. À 16 ans, après une retraite de trois jours, j’ai décidé de demander mon admission au noviciat des Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception, sans rien dire à mes parents. J’avais oublié qu’étant mineure, il me fallait leur signature... J’entrai au noviciat le 1er février 1943.

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Racines d'espérance

Connaissez-vous le bougainvillier ? C’est un arbuste merveilleux d’une beauté aux couleurs variées et très facile d’entretien. En Haïti, il est présent partout. Le pauvre comme le riche peut en embellir sa propriété. C’est gratuit. Comment le reproduire ? Vous coupez une petite branche que vous déposez en terre, arrosez et voilà ! La tige prend racine, pousse, fleurit et donne de la joie. Beau temps, mauvais temps, il est là.

La croissance de la Parole de Dieu est semblable à celle du bougainvillier. Le   missionnaire sème la Parole et, par la grâce de Dieu, elle s’enracine dans le secret des coeurs. Dernièrement, des missionnaires de Taïwan sont allés en Chine continentale et ont pu constater la foi toujours vivante des gens malgré des décennies de révolution et de persécution. L’évangélisation en Chine a été faite, au XVIIe siècle, par les Jésuites et les

Prêtres Missionnaires de Paris; au XXe siècle, par les MIC et les Pères des Missions Étrangères. Les visiteurs taïwanais ont été ravis de découvrir une Église toujours active chez les chrétiens du diocèse de Guangdong (Canton). Nous retrouvons le même prodige à Cuba. Malgré le régime communiste de Fidel Castro, la foi est plus vivante que jamais. Comme le dit l’épitre aux Hébreux : la Parole est vivante et efficace, elle pénètre au plus profond de l’âme et rend toute chose nouvelle (He 4,12). La Parole de Dieu, comme le bougainvillier gorgé de soleil, réjouit le coeur même du plus pauvre et donne la force de passer à travers bien des épreuves. C’est la présence agissante du Christ, la dynamique profonde de l’Évangile.

Il nous revient en tant que chrétiens de faire germer ces racines d’espérance qui fleuriront au moment opportun. À l’exemple du jeune garçon aux cinq pains d’orge et deux  poissons (Jean 6, 1-15), qui était loin de se douter de ce que le Seigneur ferait de sa modeste offrande. Il en a nourri une grande foule. N’est-ce pas encourageant pour nous ! Nos moindres gestes de sollicitude posés envers le prochain, le Seigneur les transforme et leur donne toute leur valeur.

Les articles présentés font réfléchir sur la portée de nos gestes, si petits soient-ils : le Seigneur les bénit et leur donne de l’ampleur pour rejoindre les coeurs.

Dans la confiance, semons de bonnes paroles et de bons gestes, Dieu saura bien faire fleurir nos modestes semences.

L'équipe

Membres de l'équipe éditoriale 

Marie-Paule Sanfaçon, directrice et rédactrice en chef

Originaire de Québec, missionnaire en Haïti, Sr Marie-Paule a travaillé auprès  de la jeunesse haïtienne dans le réseau de la catéchèse secondaire et de la pastorale jeunesse.

Aujourd’hui, elle est directrice de la Presse Missionnaire M.I.C.

Carole Guévin, adjointe à la direction

Adjointe à la Presse Missionnaire MIC, Carole a été missionnaire au Liban et au Nicaragua.

Traductrice : Français à l’Anglais – MIC Mission News

Sr Claudette a été missionnaire au Malawi, Afrique. Elle a aussi travaillé dans les archidiocèses de San Francisco (Californie), Toronto (Ontario) et Vancouver (Colombie Britannique) comme coordonnatrice et promotrice des activités missionnaires archidiocésaines. Dans le contexte paroissial, elle a coordonné les programmes d’éducation chrétienne et a accompagné les jeunes dans leur cheminement de foi.

André Gadbois, membre de l'équipe éditoriale

Marié et père de deux enfants, André Gadbois, après plusieurs années en travail pastoral, a enseigné 20 ans auprès des enfants en grandes difficultés d'apprentissage et a été directeur d'école durant 10 ans. Très impliqué auprès des catéchumènes de l'Église de Montréal, il est le directeur de leur journal, le Sénevé.

Audrey Charland, membre de l'équipe éditoriale

Âgée de 25 ans et bientôt diplômée d’une maîtrise en sciences des religions, l’auteure prête sa plume à un nouvel exercice de style : après le mémoire, l’article! Ayant étudié l’histoire de religieuses catholiques missionnaires en Inde, la voilà désormais agente de communication et de développement au sein de l’équipe de la Presse Missionnaire MIC. Ce poste lui permettra de mettre à l’épreuve ses connaissances et ses aptitudes et de relever maints défis.


Éric Désautel, membre de l'équipe éditoriale

Éric est candidat au programme de doctorat en sciences humaines

(Ph.D), au Centre d’études interdisciplinaires en société

et culture (CISSC) de l’Université Concordia.
 

Maurice Demers, membre de l'équipe éditoriale

Maurice Demers est professeur agrégé au département d’histoire,

Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke.

Il est jeune père de 3 enfants

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