Numéro janvier-février-mars

Sommaire

(Vol. 62, no 1 /Janvier-Février-Mars 2019)

Rubrique

Vie spirituelle

Transmettre pour enraciner – André Gadbois

Comment habitons-nous NOTRE monde ? Que transmettons-nous à NOTRE monde ? Avons-nous le temps de sensibiliser nos enfants à l’incontournable SOLIDARITÉ qui devrait NOUS animer ? Nous soucions nous de l’avenir de ce monde qui nous a été confié ? Les nombreux « naufrages » auxquels nous assistons présentement, autant proches de nous qu’éloignés, nous dérangent-ils ? Sommes-nous tellement
enracinés dans notre confort et nos succès que nous en oublions NOTRE monde ? Sommes-nous conscients et conscientes des déracinements
provoqués de plus en plus par les vents, les eaux, les puissants de ce monde et les affronts généralisés imposés à la dignité humaine ? Des
millions d’êtres humains, incluant des milliers d’enfants, étaient bien enracinés dans leur coin de pays, souvent heureux, épanouis. Présentement ils sont cruellement déracinés et violentés, obligés tout abandonner et de chercher racine ailleurs, loin de leur bonheur. Me montent du fond du coeur ces paroles actuelles du chanteur et auteur Christophe Mae : « Il est où le bonheur, il est où ? Il est où ? ».

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Cultures et Mission

Pour un enracinement durable – Éric Desautels

L’intégration des immigrants fait fréquemment les manchettes. En fait, cette question suscite des débats depuis des décennies. La réussite d’une intégration dépend grandement du développement d’un sentiment particulier des individus par rapport à la collectivité. Pour reprendre la philosophe française Simone Weil : « L’enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine. C’est
un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir ». L’enracinement s’abreuve de l’héritage et des projets de
la collectivité.

Des montagnes à la jungle (1re partie) – Audrey Charland

Voici une sélection d’anecdotes, réflexions et commentaires tirés du journal de voyage que j’ai rédigé durant mon séjour au Pérou. J’espère que ces quelques passages et photographies sauront vous donner un bon aperçu de mes péripéties dans ce pays d’Amérique du Sud, où quelques régions sont desservies par les Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception depuis 1960.

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Jeunes

Les fantaisies de Dieu dans la vie de Délia – Suzanne Labelle, m.i.c.

Tout fantaisiste que Dieu puisse se permettre d’être en dotant les saints de talents particuliers, il se plait à les munir du « gros bon sens » dont ils auront besoin, surtout s’ils sont appelés à faire école... Voyons ce qu’il en est chez Délia Tétreault, accueillant dans son projet missionnaire des jeunes filles éprises d’idéal, mais peut-être pas encore toutes en possession de l’équilibre souhaitable chez des personnes appelées  à aller vivre dans d’autres cultures, en pays étrangers.


Responsable d’un Institut naissant où, à son époque, on accueillait même des aspirantes qui n’avaient pas atteint leur majorité, Délia avait à corriger leur zèle parfois intempestif s’il était alimenté par une ascèse faisant fi de leur santé. Aussi surveillait-elle de très près leur  alimentation, la voulant saine, simple et suffisamment abondante. Pas question pour elle et ses filles de se rendre malades et par la suite peu utiles pour une mission où on acceptait à l’avance d’aller vivre « même sous les climats les plus meurtriers ».

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Dossier

EXODE : DÉRACINEMENT, ENRACINEMENT

L’histoire d’une vocation – Rosa Yung, m.i.c.

Née à Hong Kong, je suis la dixième d’une famille de douze enfants : cinq garçons et sept filles. Après ma naissance, ma mère fut frappée de paralysie et traitée par un médecin chinois. Par conséquent, j’ai absorbé les médicaments présents dans le lait maternel. J’ai manqué de nourriture et mon système immunitaire étant affaibli, j’ai attrapé la variole. Mes parents ne m’ont pas envoyée à l’hôpital; ils ont bien pris soin de moi à la maison. J’ai retrouvé la santé, mais j’ai toujours été la plus petite et la plus frêle de la famille.


Mes parents étaient très attachés au bouddhisme. Cette doctrine nous a été transmise de génération en génération. Toutefois, j’ignore encore pourquoi on m’a envoyée dans une école catholique. J’avais six ans quand j’ai commencé à entendre parler de Dieu. J’ai étudié avec les
soeurs canossiennes pendant sept ans, c’est là que j’ai appris à prier et à connaitre Dieu. Je me rendais souvent seule à la chapelle pour regarder les statues et les vitraux. Le soir, je m’agenouillais et disais quelques mots à Jésus. Malheureusement, la Deuxième Guerre mondiale a éclaté et j’ai dû interrompre mes études.

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Des sociétés faites pour être tricotées serrées – Maurice Demers

Élu avec plus de 5300 voix d’avance dans la circonscription de Laurier-Dorion aux élections provinciales de 2018, le député Andrés Fontecilla,
est un bel exemple d’intégration d’un immigrant chilien à la société québécoise. Ayant fui avec sa famille la dictature du général Augusto
Pinochet en 1981, M. Fontecilla s’installe au Québec à l’adolescence et devient ainsi un enfant de la loi 101. Il travaille par la suite dans son
quartier de Laurier-Dorion pour des organismes luttant contre la pauvreté. Pendant près de 15 ans, il agit comme coordonnateur du Conseil communautaire Solidarités Villeray. M. Fontecilla n’est pas le premier immigrant chilien à s’être engagé en politique. Dans les années 1990, Osvaldo Núñez a été député du Bloc québécois dans la circonscription fédérale de Bourassa. Ce dernier avait milité, au Chili, au sein du Mouvement d’action populaire unitaire (MAPU) au début des années 1970. Il travaillait alors pour le gouvernement de Salvador Allende avant d’être congédié lors du coup d’État du 11 septembre 1973. Il a fui son pays cinq mois plus tard pour venir au Québec.

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Immigration et résilience – Suzanne Lachapelle

Des boat people aux Syriens, chaque vague d’immigration correspond à un chapitre dramatique de l’histoire humaine : guerre, cataclysme naturel, violence sociale ou politique, intolérance. Sr Lucille Lasalle connait bien ces bouleversements, car elle a travaillé pour PROMIS, un organisme qui aide les nouveaux arrivants et les réfugiés dans leurs démarches d’intégration. On ne quitte pas son pays, sa famille et son environnement de gaité de coeur, on y est souvent contraint pour sauver sa vie. On part pour survivre.

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À propos des MIC

Remerciements – Carmèneta Beauplan, m.i.c.

À la suite de la parution de l’article sur Haiti intitulé Dans le sillage de Délia (Le Précurseur, vol. 60, no 1), je viens de lire que la construction de la maison du Postulat a reçu un montant en dollars canadiens. Vos dons serviront aux travaux déjà en cours. De tout coeur, et au nom des jeunes en formation, je veux vous remercier et vous dire toute ma gratitude pour votre esprit de partage. Votre soutien est et restera gravé dans mon coeur, dans notre coeur, pour les années à venir. Merci de collaborer à notre sécurité et à notre mission par votre générosité.

Que le Seigneur vous rende votre sens du partage au centuple. Qu’il répande sur chacun de vous ses bénédictions et vous accorde la prospérité.
Soyez assurés de nos prières à vos intentions.

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La plume de Clara Lambert – Marie-Ève Bouchard

Il y a eu 324 textes, dont 19 hors de l’Europe, qui ont été soumis au concours Mots d’elles du magazine français Julie. Le texte soumis par la jeune Clara Lambert, élève de 6e année à l’école Notre-Dame-de-Protection, s’est distingué en figurant parmi les dix textes gagnants. C’est aussi le seul retenu hors de l’Europe.


Clara Lambert est une lectrice assidue de Géo Ado, un magazine français pour les 10 à 15 ans. En feuilletant la revue, elle a pris connaissance du concours organisé par un autre magazine du groupe Milan Presse, soit la revue Julie. J’ai lu les règlements et le thème du concours, qui s’inspire d’une rubrique de la revue écrite au « je ». On devait mettre une femme en vedette et raconter un jour important de sa vie , explique Clara Lambert.

Mond’Ami – Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c.

Cette année, Mond’Ami, OEuvre pontificale de l’enfance missionnaire, fête son 175e anniversaire de fondation. Autrefois connue sous le nom
de la Sainte-Enfance, cette oeuvre éveille la conscience missionnaire des enfants à la charité et à la solidarité chrétienne. Mond’Ami soutient annuellement des milliers de projets pour les enfants les plus pauvres du monde.

La célébration de cet anniversaire est liée à l’histoire de notre communauté. Notre fondatrice, Délia Tétreault, a toujours manifesté beaucoup d’intérêt pour l’oeuvre de la Sainte Enfance et, en 1917, Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, lui confia le mandat de la relancer. À cette époque, les autres diocèses faisaient souvent appel aux Soeurs Missionnaires de l’Immaculée-Conception pour l’animation missionnaire
sous différentes formes.

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Surprise de Dieu

Quand je suis entrée dans ma communauté, je l’ai choisie parce qu’elle était canadienne ouverte sur la mission. La fondatrice, Délia Tétreault, originaire de Marieville, Québec, avait établi sa première maison à Montréal. En 1974, alors que j’étais en Haïti, ce fut une surprise pour moi d’entendre notre Supérieure générale, Sr Monique Préfontaine, faire valoir le caractère international de notre communauté. J’étais étonnée... mais je vous assure que je ne regrette rien. Depuis, mon coeur s’est épanoui à la dimension du monde. Quelle joie et quelle richesse de découvrir la beauté des différentes cultures !

Ne devrait-il pas en être autant dans notre monde d’aujourd’hui ? Que dire des bouleversements mondiaux et des millions de migrants cherchant refuge dans des pays d’accueil et sollicitant l’asile de nos coeurs. Latinos, Arabes ou Africains, qu’importe !

Le Seigneur nous réserve de grandes surprises à leur contact. La communauté mondiale nous invite à nous ouvrir à la dimension d’un coeur universel. Lors d’une assemblée internationale dans notre communauté, après une célébration eucharistique, nous avons vécu la joie des retrouvailles. Des bras noirs enveloppant d’affection des bras blancs et vice versa, des bras jaunes encerclant des bras noirs, la joie était au rendez-vous, ce qui a fait dire aux gens présents : Voyez comme elles s’aiment. Et une ajouta : Et dire que des gens sont racistes, ils ne connaissent pas ce bonheur...

Tout au cours de l’année, nous voulons vous offrir des pistes de réflexion sur les changements sociaux qui nous dérangent. Souvent, nous nous sentons envahis par les nouveaux arrivants. Pourtant, en y réfléchissant bien, ne sont-ils pas plutôt venus nous donner un bon coup de main ? Partout, nous voyons des pancartes : NOUS  EMBAUCHONS ! Nous avons besoin de main-d’oeuvre.  Accordons leur notre confiance et aidons-les à vivre leurs pertes de repères en favorisant un enracinement en profondeur grâce à deux piliers fondamentaux que sont la langue et l’emploi.

Dans ce numéro de la revue, nous vous suggérons d’ouvrir votre coeur devant les défis quotidiens de la société actuelle. Nous souhaitons vous offrir le bonheur de la richesse de l’internationalité. Toutefois, nous n’avons pas à choisir, elle compte parmi les surprises de Dieu.

L'équipe

Membres de l'équipe éditoriale 

Marie-Paule Sanfaçon, directrice et rédactrice en chef

Originaire de Québec, missionnaire en Haïti, Sr Marie-Paule a travaillé auprès  de la jeunesse haïtienne dans le réseau de la catéchèse secondaire et de la pastorale jeunesse.

Aujourd’hui, elle est directrice de la Presse Missionnaire M.I.C.

Traductrice : Français à l’Anglais – MIC Mission News

Sr Claudette a été missionnaire au Malawi, Afrique. Elle a aussi travaillé dans les archidiocèses de San Francisco (Californie), Toronto (Ontario) et Vancouver (Colombie Britannique) comme coordonnatrice et promotrice des activités missionnaires archidiocésaines. Dans le contexte paroissial, elle a coordonné les programmes d’éducation chrétienne et a accompagné les jeunes dans leur cheminement de foi.

André Gadbois, membre de l'équipe éditoriale

Marié et père de deux enfants, André Gadbois, après plusieurs années en travail pastoral, a enseigné 20 ans auprès des enfants en grandes difficultés d'apprentissage et a été directeur d'école durant 10 ans. Très impliqué auprès des catéchumènes de l'Église de Montréal, il est le directeur de leur journal, le Sénevé.

Audrey Charland, membre de l'équipe éditoriale

Âgée de 25 ans et bientôt diplômée d’une maîtrise en sciences des religions, l’auteure prête sa plume à un nouvel exercice de style : après le mémoire, l’article! Ayant étudié l’histoire de religieuses catholiques missionnaires en Inde, la voilà désormais agente de communication et de développement au sein de l’équipe de la Presse Missionnaire MIC. Ce poste lui permettra de mettre à l’épreuve ses connaissances et ses aptitudes et de relever maints défis.

 

Éric Désautel, membre de l'équipe éditoriale

Éric est candidat au programme de doctorat en sciences humaines

(Ph.D), au Centre d’études interdisciplinaires en société

et culture (CISSC) de l’Université Concordia.

 

Maurice Demers, membre de l'équipe éditoriale

Maurice Demers est professeur agrégé au département d’histoire,

Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke.

Il est jeune père de 3 enfants

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