Méditation et prières

Foi et paix

(sur Luc 24, 35-48)

Un jour, j’ai cru, suis passé du scepticisme à la croyance,

puis d’une foi enfantine à celle adulte, ma clairvoyance ;

même si ma vie ressemble à une mer démontée, en flamme,

je ressens une paix inébranlable, le calme règne en mon âme.

 

Dieu, mon Je et ma vie

(sur Luc 24, 35-48)

 Parfois j’oublie la réalité de la Résurrection ;

le Christ m’invite à appréhender le vrai Visage de Dieu,

et l’ultime sens de ma vie : être une foi, un agir radieux ;

                                                                                  

Comme du bon pain...

Entre les mains du divin Boulanger, les ingrédients de ma vie ont pris forme et couleur, goût et saveur. Farine de gratuité, levure de l’amour, sel de joie, eau vivifiante; mesure pleine et débordante, pétrie d’humanité et chauffé au projet du coeur de Dieu.

Pain béni des premiers pas, des premiers mots, pain béni des premières joies, des premières saisons, Émerveillement d’une bouchée de vie, au goût de miel et de rosée, Découverte d’un monde inédit où partager le pain des commencements. Pain béni de mon enfance où tout avait la saveur des premières fois. Auprès de mes chers parents, frères, soeurs, amis(es) j’ai tant appris. Au fil des jours, des mois, des années, avec vous j’ai tissé la trame de mes lendemains.

Sur la musique de la vie, mon coeur ébloui a rencontré un monde à perte de vue où jouer la symphonie gravée par Dieu dans tout mon être. Que j’ai grandi nourrie au pain blanc de ma jeunesse et de mes premiers amours! Que de découvertes au pain de ménage de mes apprentissages et de mes années d’étude !

Un jour, j’ai entendu ta voix m’inviter au pain tranché de mes choix, de mes engagements. À ta boulangerie tu m’as embauchée. Comme je voulais qu’il soit savoureux le pain tendre et frais de mes premiers voeux. Avec toi, j’apprenais la recette de gratuité et la mesure sans mesure de l’amour.

Mon coeur épousait le rythme du tien dans cette danse toujours nouvelle du pain quotidien.

À la table du service, tu m’as bientôt assignée pour rompre et partager du pain en quantité, du bon pain chaud tout juste sorti du four. Un pain à rompre, un pain à répartir. Pain de fraternité, pain pour l’humanité. À la moisson du champ de blé, milles épis en gerbes liés pour le festin de ton Royaume.

Le temps, les années ont ridé mes mains. Mon pas s’est ralenti aux détours du chemin. Les années aux années l’une à l’autre accumulées ont façonné mon “ici et maintenant” et j’en rends grâce incessamment. Les couleurs du printemps ont cédé au gris ou au blanc mais toujours ta mélodie, hier, demain comme aujourd’hui soulève l’ardeur, ravive la flambée, d’un amour au goût d’éternité.     

Oui, mon coeur se souvient, et à l’âge qui vient, ma vie proclame la beauté de notre Alliance.

Monique Bigras, m.i.c.